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#1 17-06-2006 13:44:58

Ms de Mlle de Bloren

Le Manuscrit de mademoiselle de Bloren, édition Henry Lemoine

Malgré tous mes efforts, quatre erreurs m'ont échappé à la correction des épreuves (il parait que c'est inévitable, mais j'en suis vraiment désolé.)

- prélude page 22, 5è système, main droite : le pincé sur do# est à remplacer par un tremblement.
-                        6è système, main droite : il faut ajouter un bécarre devant le 2è si
- bourrée page 27, mesure 22, main droite : il faut ajouter un dièse davant le sol
- sarabande page 28, mesure 7, main droite : il faut ajouter un bécarre devant la 2è fa.


J'en profite pour développer l'idée contenue dans la dernière phrase de l'avant-propos (page 3).
Dans l'ensemble cette partition se veut "interactive". L'interprète est invité à prendre le relais de Mademoiselle de Bloren, ce qui donne trois pistes de travail.

-1°) ornementation : ajouter des ornements à la gavotte de Lebègue page 7, puis utiliser la version éditée en 1667 comme "corrigé" (fac-simile Fuzeau ou edition de l'oiseau-lyre).
Même proposition pour la gavotte de Hardel page 20, dotée d'un double par Louis Couperin, et dont on trouve d'autres versions dans les pièces de Hardel (édition de l'oiseau-lyre), et dans les pièces de Louis Couperin (édition heugel ou l'oiseau-lyre...).
On peut ensuite se lancer "sans filet" dans l'ornementation des autres pièces.

- 2°) travail sur la transcription : le dessus et la basse sont du compositeur (Campra, Lully ou Destouches...pour ceux qui sont identifiés) mais le remplissage est l'oeuvre de mademoiselle de Bloren, autant dire de tout-un-chacun.
On peut donc le modifier à sa guise, et la comparaison de la "Descente de Mars" page 18, avec la version du manuscrit de mademoiselle LaPierre (fac-simile Minkoff) encourage à le faire.
De là à se lancer dans d'autres transcriptions, il n'y a qu'un pas. Ce sera renouer avec une pratique habituelle à l'époque, qui développe le sens de l'analyse et du langage clavecinistique.
Je laisse de coté la comparaison du menuet page 8 et de la chaconne page 12 avec la version D'Anglebert qui, lui, n'est pas "monsieur-tout-le-monde".

- 3°) relation avec la danse : le menuet page 8 reste proche de l'original dansable de Lully. La transcription faite par D'Anglebert (édition Heugel), en revanche, bascule totalement du coté de la musique à écouter-seulement.
La confrontation donne des points de repère, deux pôles entre lesquels on jugera où se situe telle ou telle danse-à-jouer du répertoire de clavecin...

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