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- Les administrateurs -

#1 14-02-2010 01:51:54

Déclaration de G. Leonhardt lors de la remise du prix Erasme en 1980

« <…> de même qu'un méchant malfaiteur n'aurait été un homme mauvais qu'une infime partie de sa vie, un artiste n'est un homme singulier que quelques instants (il est heureux pour lui que cela échappe au public la plupart du temps). En réalité, vous avez décerné ce prix aux instants de qualité qui ne vivent que dans votre souvenir, et qui sont insaisissables ; vos critères ne sont fondés sur aucune règle, de sorte qu'aucun artiste ne peut vous glisser : vous avez eu raison. La règle qu'on pourrait appliquer à un interprète de musique ancienne est en fin de compte émotionnelle, irréelle. Je m'en contente, car je sais que la musique peut atteindre à de très grandes hauteurs et plonger aussi bien dans des abîmes les plus profonds, mais aussi que le compositeur et l'interprète doivent chercher à s'élever autant qu'ils le peuvent, au moins pendant le temps de l'exécution et au mieux dans la réaction qui la suit, quelques minutes après, ou bien des jours ou des années plus tard. <….> Les instants pendant lesquels il n'y a rien à prouver, mais où cependant le musicien peut atteindre ce point culminant, sont rendus possibles par l'inspiration qui a donné naissance à l'œuvre. C'est elle, et non le contact avec le public, qui est au cœur de l'événement. Un musicien qui émeut est en contact avec la musique elle-même ; s'il cherche le contact avec le public, c'est qu'il est vaniteux, qu'il se sert de l'œuvre au lieu de la servir et de s'abandonner aux auditeurs en payant de sa personne. »

G.L.


"L'image que nous savons inexacte reste parfois plus forte que la vérité que nous n'ignorons pas."  Philippe Beaussant

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